Antoine Vaccaro - Co-fondateur de TBWA\CORPORATE\NON PROFIT, et Président du CerPhi (Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie).
"J’ai envie de dire après avoir pris connaissance du projet Equisphère, qu’il existe aujourd’hui une quatrième force celle de la foule généreuse qui, par le biais d’internet, invente chaque jour de nouveaux modèles économiques, pour mobiliser l’opinion, et faire réagir l’internaute conso-don’acteur.
Ce modèle a de mon point de vue un réel avenir !!"
Problématiques de l'Entrepreneur social.
Quelles sont les problématiques qui se posent à un entrepreneur social ?
Profit ou non profit, marchand ou non-marchand, quelle que soit l’organisation elle participe à la réponse à des besoins sociaux, que ce soit par la vente de biens ou de services marchands ou non-marchands. Se nourrir, s’habiller, se loger, s’instruire, voyager etc. sont des besoins sociaux auxquels divers types d’organisations concurrentes ou complémentaires tentent de répondre.
Dans l’acception, ce qui différencie l’entreprise marchande de l’organisation non marchande est à priori la recherche, pour la première, du seul profit.
Si le profit et la profitabilité sont cruciaux pour les entreprises marchandes, ils ne constituent en aucun cas la motivation première.
C’est pourquoi cette question doit être abordée sous l’angle avant tout de la solvabilité de toute organisation marchande et non-marchande.
Aussi la motivation première de toute organisation marchande ou non-marchande est de répondre aux besoins sociaux d’une « clientèle ».
Donc quel que soit son statut, la fonction première de toute organisation est
la stratégie Marketing.
La seconde fonction de toute organisation est
l’innovation.
La troisième fonction est de pouvoir mettre en oeuvre ces deux fonctions :
marketing et
innovation dans un souci de
productivité, c'est-à-dire : dans une économie de temps et de moyens : humains, financiers et techniques.
Et enfin l’organisation agit dans un environnement sociétal et communautaire qui nécessite de fixer aussi des objectifs en termes de responsabilité sociale de l’organisation.
Se pose alors la question de la solvabilité de la cause.
En France, il se crée chaque année 80 000 associations. Il en meure sans doute 60 000 dans l’année qui suit, mais le réservoir affiche plus d’un million d’associations actives.
Comment assurent-elles leur financement, surtout dans la phase prophétique de démarrage ?
Ces organisations, exception culturelle française oblige, vivent en très grande partie des financements de l’Etat ou de ses satellites.
«En France, on crée une association privée et on se tourne vers l’administration pour solliciter une subvention», déclarait un haut fonctionnaire, du Ministère de l’Intérieur, lors d’un colloque.
Néanmoins, compte tenu du nombre de bouches à nourrir, de plus en plus de responsables associatifs, cherchent d’autres solutions pour financer leur projet.
J’ai l’habitude de dire que pour faire décoller une association ; il faut disposer de trois énergies :
- des kilos joules, c’est à dire la dépense de calories de centaines de bénévoles;
- des kilos hertz, ou la puissance des médias et surtout de la télévision;
- des kilos-euros, dépenser de l’argent pour trouver de l’argent.
J’ai envie de dire après avoir pris connaissance du projet Equisphère, qu’il existe aujourd’hui une quatrième force celle de la foule généreuse qui, par le biais d’internet, invente chaque jour de nouveaux modèles économiques, pour mobiliser l’opinion, et faire réagir l’internaute conso-don’acteur.
Ce modèle a de mon point de vue un réel avenir !!
Antoine Vaccaro
Co-fondateur de TBWA\CORPORATE\NON PROFIT, et Président du CerPhi (Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie)
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